Etre en conduite AAC et le système d’assurance

Une fois que vous avez obtenu votre code et que les 20 heures minimum de conduite ont été validées, l’auto-école vous remet une attestation pour vous permettre de passer à la phase de conduite accompagnée, ou autrement dit l’Apprentissage Anticipé de la Conduite.
Grâce à l’Apprentissage Anticipé de la Conduite (AAC), l’élève peut passer le permis dès 17 ans et demi et la période probatoire est raccourcie d’un an. Elle ne dure en effet dans ce cas que 2 ans, contrairement à 3 ans pour la formation classique, sans conduite accompagnée.

Une assurance, mais pour quoi faire ?

La conduite accompagnée nécessite d’une assurance sur le/les véhicule(s) utilisé(s). Cette assurance sert à couvrir le jeune conducteur durant toute la durée de la conduite accompagnée, en cas de problèmes / accidents ou autres.
Il faut en outre que vous soyez mentionné dans le contrat avec l’auto-école mais surtout que vous ayez obtenu l’accord de l’assureur du ou des véhicule(s) utilisé(s) pour la conduite accompagnée.
Vous devez par la suite informer votre assureur auto, donc faire parvenir l’attestation de l’auto-école de la conduite accompagnée à votre compagnie d’assurance auto, ainsi qu’à la préfecture, sous un délai de 3 semaines.
Enfin, effectuer la conduite accompagnée n’est possible que si le véhicule utilisé à cet effet possède une extension de garantie.

Conditions et démarche de l’extension de garantie

Il faut savoir que l’assurance du véhicule doit généralement comporter une extension de garantie. Comme son nom l’indique, c’est une garantie que l’on additionne au contrat de base à la demande de l’assuré(e), généralement moyennant cotisation. En étant assuré(e), vous pouvez ainsi demander à votre assureur si l’extension est déjà comprise dans l’assurance ou si vous pouvez en bénéficier dès à présent.
Cette extension de garantie permet alors de couvrir le nouveau conducteur en apprentissage et n’entraîne en principe pas de surprime.

L’assureur peut-il refuser cette extension de garantie ? Oui, si jamais l’accompagnateur a été condamné pour délit routier tels que délit de fuite, conduite sous emprise d’alcool, homicides et blessures involontaires etc.

Quelques cas particuliers :
Certains assureurs proposent de payer une surprime pour garantir les risques, comme sur les modèles de contrat « jeunes conducteurs ». La majoration peut aller jusqu’à 70% de la tarification de base. Si le jeune conducteur n’a aucun accident grave engageant sa responsabilité, la surprime sera retirée.

Attention, d’autres assureurs ne font pas payer de surprime, mais en cas d’accident, une partie des dommages sera à votre charge.

Après l’obtention du permis

Les jeunes conducteurs ayant effectué la conduite accompagnée bénéficient d’une surprime moins élevée que la moyenne. Une surprime est une majoration de la prime normale, souvent appliquée aux conducteurs novices, donc aux jeunes conducteurs. Il n’y a pas de taux défini, c’est la compagnie d’assurance qui l’applique aux profils jugés à risque. Les jeunes conducteurs peuvent être concernés, tout comme les seniors ou même les personnes ayant eu une suspension de permis.
Les jeunes ayant pratiqué la conduite accompagnée ont alors plus d’expérience que ceux ayant suivi la formation classique. Ils sont en effet considérés comme plus expérimentés du fait des 3000 kms déjà effectués.

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